Culture·Musique

Episode 3 – SkeeQ

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SkeeQ est un groupe composé de 3 membres : Floriane au violon, Maël à la harpe celtique et Tristan à la guitare. Tous trois bretons, ils ont décidé de monter un groupe de musique traditionnelle… d’inspiration suédoise !

Leurs mélodies nous entraînent sur des pas de valse, de polska et diverses autres danses traditionnelles. Elles nous font voyager jusque dans les pays scandinaves, par la même occasion.

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Leurs musiques s’enchaînent avec beaucoup de douceurs lors de ce concert, et imprègnent nos cœurs par ces sons si purs. Ce joli mélange de harpe celtique, de violon et de guitare est un véritable délice pour les oreilles. Les petits comme les plus grands savoureront leur musique. Les mélomanes teintent également leur représentation d’une petite touche d’humour : en effet, des bretons qui jouent de la musique suédoise ça ne court pas les rues. On retrouve même, ces touches d’humour dans les anecdotes de création de leurs musiques : Mandoline à Oberthur est donc une mélodie écrite pour… un canard !

 

L’intimité du café associatif, où j’ai pu assister au concert, a permis aux jambes de se délier, et aux gens de danser. Double spectacle en perspective : d’un côté les musiciens qui enchaînent des airs de danses traditionnelles, en face, des initiés qui enchaînent les pas de danses traditionnelles avec brio et harmonie.

J’espère que cette découverte musicale vous plaira autant qu’elle m’a plu.

Vous pouvez retrouver un peu plus de leurs chansons sur leur Bandcamp.

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Culture·Musique

Episode 2 – Uèi Musica

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Uèi est un groupe de musique aux sonorités modernes, et qui, pourtant, chante en occitan. Composé de quatre chanteurs-percussionnistes, ce groupe allie des sonorités venant des quatre coins du monde avec des rythmes et chants traditionnels occitans, à la perfection.

Uèi Musica a la volonté d’entonner des chants engagés et engageants. C’est ce que les membres appellent la cridèsta : « chanter des textes qui engagent la raison sur une musique qui engage le corps » (source : mjcalbi.fr).

Le groupe entonne des chansons racontant l’histoire d’individus à la recherche du bonheur et de fins tragiques. Le nom du groupe est là pour nous rappeler que nous tenons entre nos mains notre présent, puisque « uèi » en occitan, signifie « aujourd’hui ». C’est également, l’homonyme du mot « oeil » en occitan : « uelh ». Le groupe observe avec un oeil averti notre société, les phénomènes sociétaux, les scandales, et nous les retranscrit à l’aide de leurs voix et de leurs instruments. Par exemple, le groupe a écrit une chanson retraçant l’histoire de Rémi Fraisse ainsi que sa fin tragique, sur un clip composé d’images d’archives nous montrant la lutte contre le barrage de Sivens.

J’ai eu l’occasion de découvrir le groupe de musique Uèi dans le cadre de La Cour des Miracles et du Retour du jeudi, deux événements sur mon campus, l’un qui lance la saison de l’action culturelle pour l’année à venir, l’autre qui programme des événements culturels tous les jeudis soirs.

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Et ce soir là, ce fut une claque monumentale. Je suis tombée sous le charme des mélodies et des engagements de ce groupe. Il n’est pas nécessaire de savoir parler occitan pour que ces chansons nous parlent. En effet, elles m’ont touché au plus profond de mon être, et je me suis surprise à danser sans m’arrêter au son de leurs percussions.

Et que vous dire, du moment où les membres du groupe sont descendus de la scène, pour se joindre au public et entamer une chanson a cappella, parmi nous. Frissons et larme à l’œil assurés.

Le seul conseil que je me permettrais de vous donner : foncer voir ce groupe en concert, si vous en avez l’occasion. Je peux vous garantir une chose : vous ne le regretterez pas.

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Culture·Festivals·Musique

Episode 1 – Festival des Arts de rue de Ramonville

Aujourd’hui j’inaugure avec vous une nouvelle série d’articles sur le blog. J’essaierais, régulièrement, et quand l’envie s’en fera ressentir, d’écrire des petites revues culturelles sur ce que j’ai pu voir. Actuellement je viens de commencer une licence professionnelle de gestion de projets culturels, et l’un de nos devoirs en tant qu’étudiants, est justement d’assister à un maximum de manifestations culturelles, d’expositions, de concerts, etc.


Festival des Arts de Rue de Ramonville

Sans titre 2Ce weekend j’ai pu assister au Festival des Arts de Rue de Ramonville, dans la périphérie de Toulouse. Ce festival gratuit est organisé par l’association ARTO, et il s’agissait de la 31ème édition. En plus d’être gratuit, le festival a la volonté d’être éco-responsable. C’est pour cela qu’on retrouve des toilettes sèches, des éco-cups, de la décoration de récupération, etc.

ARTO est une association culturelle qui se veut indépendante et qui mène des actions dans le domaine des Arts de Rue, sur la région toulousaine. Sa saison culturelle est itinérante et le plus souvent dans les rues, en extérieur et essaie le plus fréquemment possible de proposer des spectacles et des animations gratuits.

Dans le cadre de ce festival, j’ai pu découvrir 3 compagnies, dont je vais vous parler immédiatement.

La compagnie Labulkrack, avec son spectacle Fanfare en furie

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une fanfare, mais pas tout à fait comme les autres. Celle-ci donne la pêche, donne envie de gigoter dans  tous les sens. Et selon moi, cette fanfare casse justement les codes d’une fanfare traditionnelle. Composée majoritairement de cuivres, la guitare électrique lui donne un côté moderne. Mais autant vous faire une idée de ce que ça peut donner, par vous même. Voici une petite vidéo qui laisse un avant-goût de leur présentation sur le festival.

Vous pouvez retrouver la compagnie Labulkrack sur son site internet.

La Compagnie June, avec son spectacle Dru

Cette fois, rien ne nous laisse présager quels types d’artistes peuvent bien se cacher derrière ce spectacle. Et bien, je vous le donne en mille : il s’agit de trapézistes ! Les deux artistes, lors de leur représentation, mélange le chant et les figures de voltige. Toutefois ne vous attendez pas à de la voltige du niveau du Cirque du Soleil. Ici, l’humour est maître d’oeuvre. Je ne pense pas pouvoir honnêtement réussir à vous décrire avec les bons mots le travail de ces deux artistes. C’est pourquoi, je vous laisse avec une vidéo totalement représentative et résumée de ce que peut être Dru.

Vous pouvez retrouver la Compagnie June sur son site internet.

La compagnie Radix, avec son spectacle Bal Frappé

Seulement deux artistes sur scène : l’un au violon, l’autre à la contrebasse. Et tous les deux vont faire danser le public sur des rythmes endiablés. Sur certains airs on a tendance à reconnaître une influence rock dans leurs mélodies. Ils mettent le feu à la scène. C’est une très belle découverte ! Et à nouveau, je vous laisse avec une vidéo, pour que vous puissiez vous faire votre propre idée.

Vous pouvez retrouver la compagnie Radix sur Facebook et sur Soundcloud.


J’espère avoir pu vous faire découvrir quelque chose. Pour moi, sur les 3 compagnies j’ai particulièrement apprécié les deux spectacles musicaux.

Si vous souhaitez avoir plus de renseignements concernant l’association ARTO, sur le festival ou sur la programmation je vous renvoie au site de l’association.

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Féminisme·Militantisme

Episode 3 – Ecoféminisme et lutte ouvrière

Je voudrais vous parler d’un article que j’ai eu l’occasion de lire récemment. Il s’agit d’un article publié sur le site Slate et qui traite du sujet de l’écoféminisme. Il a été écrit par Aude Lorriaux.

Cet article dresse l’historique du mouvement écoféministe. Mais que cache-t-on derrière ce mot ? L’auteure nous dit que « contrairement à ce qu’on pourrait croire de prime abord, ce courant ne se contente pas de juxtaposer féminisme et écologie. ». En effet, l’écoféminisme est un des mouvements féministes qui pensent que l’écologie et le féminisme sont deux problématiques qui seraient « intrinsèquement liées ». En effet, selon Jeanne Burgart Goutal, professeure de philosophie et spécialiste en matière d’écoféminisme, il y aurait des liens entre « domination des femmes et domination de la nature ».

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Vandana Shiva serrant un arbre dans ses bras.

D’après l’article, ce mouvement ne serait que très peu connu en France, et l’auteure nous permet de l’accompagner dans son cheminement pour savoir les raisons de cette méconnaissance. Elle nous permet alors d’apprendre à connaître les grandes figures de l’écoféminisme. C’est ainsi, qu’à l’aide d’un interview de Mediapart, Vandana Shiva nous permet d’appréhender un peu plus ce mouvement, ses objectifs et ses valeurs.

Mais au delà de vous paraphraser tout l’article, je vous laisse le découvrir ici.

Par ailleurs, pour aller plus loin je vous laisse également l’interview de Emilie Hache, une philosophe et l’auteure du livre Reclaim, un recueil de textes écoféministes.


Récemment, j’ai également écouté un podcast sur France Inter, dans l’émission L’Humeur Vagabonde en date du 8 septembre 2018, intitulé « Plus opprimée que le prolétaire, la femme du prolétaire ! ». Il est disponible sur le site de France Inter. Kathleen Evin reçoit le réalisateur du film Mélancolie Ouvrière, Gérard Mordillat, inspiré du livre homonyme écrit par Michelle Perrot.

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Serait-ce le seul portrait que nous ayons de cette militante ?

Mélancolie Ouvrière, relate l’histoire de Lucie Baud, née en 1870, et fondatrice du premier syndicat des ouvrières de textile de la région de Grenoble. Malgré le très petit nombre d’informations que nous avons sur cette héroïne de l’époque industrielle, l’auteure et le réalisateur, ont tenté de dresser un portrait de cette grande dame.

Gérard Mordillat, s’est permis de prendre quelques libertés pour la réalisation de son film, parce qu’on manque beaucoup d’informations au sujet de Lucie Baud. Par exemple, il n’existe pas de photo d’elle. Ou alors, juste une seule, qui serait possiblement une photo d’elle à la veille de sa mort. Mais rien de certain.

Pour apprendre à mieux connaître cette héroïne, je vous propose d’écouter L’Humeur Vagabonde du 30 octobre 2012, où l’invitée est Michelle Perrot, l’auteure de Mélancolie Ouvrière. Vous trouverez le podcast ici. A l’aide de cette émission, vous pourrez apprendre à connaître Lucie Baud plus en profondeur, ses convictions, ses forces et ses volontés.

Vous trouverez également sur le blog La Contre-Histoire, un article à son sujet, qui retranscrit son historique et qui illustre cette chronologie à l’aide d’anciennes photos.

Je vous laisse aussi la bande annonce du film. Il est actuellement disponible en DVD.

Ces différentes sources nous permettent de dresser un portait plus ou moins complet de ce que peut-être la vie d’une ouvrière, de toutes les oppressions qu’elle peut subir, et tout ça au travers des yeux et de la vie d’une dame importante dans l’histoire syndicale : Lucie Baud.

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