Bodypositivism·Culture·Lecture·Militantisme

Lecture – Gros n’est pas un gros mot

Cet ouvrage, écrit par Daria Marx et Eva Perez-Bello, dresse une définition complète de ce que peut être la grossophobie et dans quels domaines elle intervient.


Qu’est ce que la grossophobie ? 

La grossophobie c’est l’ensemble des attitudes hostiles et discriminantes à l’égard des personnes en surpoids.

Les nouvelles éditions du Larousse Illustré et du Petit Robert ont d’ailleurs décidé d’inscrire leur propre définition de ce mot dans leurs dictionnaires : « attitude de stigmatisation, de discrimination envers les personnes obèses ou en surpoids ».


Synopsis : 

9782290101780« Ce mot ne figure pas dans le dictionnaire, mais il désigne un phénomène réel et ordinaire. Chaque jour, les gros sont victimes de discriminations : si vous pesez 150 kilos, vous aurez du mal à trouver un travail (vous êtes présumé fainéant), à vous habiller (les magasins ne vendent pas de vêtements en taille 60), à vous soigner (il faudra dénicher un cabinet équipé pour vous prendre en charge, et la bienveillance n’est pas toujours au rendez-vous), à prendre l’avion (peut-être devrez-vous réserver un second siège), à vous faire prescrire une contraception, mais aussi à avoir un bébé si l’envie vous en prend… Vous aurez du mal à vivre normalement. Nos préjugés sur les personnes grosses et les comportements qu’ils entraînent ont des conséquences parfois dramatiques. La grossophobie pollue toutes les sphères de la vie. Témoignages à l’appui, voici un tableau choquant et 100 % vrai de ce que vivent les gros, tout le temps, partout.


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Auteures : Daria Marx et Eva Perez-Bello

Edition : Librio

Prix : 5€

 


Mon avis :

C’est un petit livre qui se lit très facilement et rapidement. Il est bien écrit et pointe du doigt très justement, les problèmes que les personnes grosses peuvent rencontrer dans la société. Etant moi-même grosse, je me suis retrouvée dans pas mal des situations qui sont décrites ici. Chaque chapitre du livre est également parsemé de témoignages de personnes grosses.

L’ouvrage est partagé en 19 chapitres, chacun sur des thèmes différents : le cliché des gros, la représentation des gros dans la société, le rapport à la nourriture, l’habillement, le travail, la vie publique, les régimes, les chirurgies, les TCA, la contraception, être une femme grosse, les problématiques de soin, etc.

De plus le livre se finit avec une conclusion des plus justes et qui retranscrit totalement les malaises qu’on peut ressentir en tant que personne grosse.

Le livre ne prend pas du tout un ton moralisateur et sert plus de matériel informatif. Il est là pour informer les gens, et il est accessible à tous. Il nous permet de prendre conscience de toute la grossophobie qu’on a pu intérioriser à cause de la société, du diktat de la minceur et aussi à cause de notre éducation. Je dis nous, parce que la grossophobie n’est pas une « maladie » de personnes minces. Bien au contraire, on est tous et toutes coupables, à un moment donné de notre vie, de grossophobie. Et parfois c’est même sans s’en rendre compte. C’est pour cela que ce bouquin devrait être lu par tous, car il permet de prendre conscience de la société grossophobe dans laquelle nous vivons sans forcément en faire un procès et sans la lyncher. Gros n’est pas un gros mot nous permet d’ouvrir les yeux sur les différentes façons dont la société est grossophobe et non adaptée aux personnes grosses.

En aucun cas, cet écrit est une apologie de l’obésité. Bien au contraire, personne ne désire devenir ou être gros, je peux vous le promettre. Il dresse juste un constat de la stigmatisation dont 20% de la population est victime. Ce que tous les gros demandent, c’est juste de pouvoir vivre tranquillement et en paix avec eux même et avec la société.

Pour fini, je vous laisse sur ce passage de la conclusion :

« La grossophobie ne fait pas maigrir. Le surpoids est un problème bien plus complexe que ce qu’on veut bien nous présenter et l’obésité est une problématique mondiale qui ne va pas disparaître demain.

Il est urgent que les politiques, les soignants et l’ensemble de la société prennent conscience de l’hypocrisie consistant à taper sur les obèses plutôt que de se battre contre l’obésité et d’agir sur ses déterminants. »

« Pour conclure », Gros n’est pas un gros mot, Daria Marx et Eva Perez-Bello

Sans titre 8

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2 commentaires sur “Lecture – Gros n’est pas un gros mot

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