Voyages

Mon voyage en Tunisie – Episode 1 : Arrivée à l’hôtel

Introduction

J’ai eu l’occasion de découvrir Tunis et la campagne tunisienne pendant 5 jours et ce grâce à l’Institut de l’Engagement qui nous avait concocté un programme dense et intense mais aussi très riche culturellement parlant.
Pendant cinq jours nous avons été envahis par une énergie nouvelle, influencés par des vagues de rencontres et étonnés par nos échanges interculturels. Il y avait interculturalité au niveau de la confrontation de ma culture française et limousine, à la culture de tous les lauréats venant d’ici et d’ailleurs mais également au niveau de la découverte de la Tunisie. Et tout ce que j’en tire ce n’est que du positif.

Ce voyage était beau, ce voyage était formateur, ce voyage était éblouissant. J’avais promis à certaines personnes de raconter tout mon voyage. Mais tout raconter avec exactitude n’est pas faisable. Il m’est impossible de poser des mots vrais sur ce que l’on a pu vivre tellement c’était puissant, beau et magique. Et je sais que des expériences comme celle-ci ne courent pas les rues, c’est pour cela que j’en ai profité à fond. Pour le moment je pense avoir bien tenu la résolution que j’ai prise : celle de vivre ma vie à la vitesse de la lumière et de profiter de chaque instant qui m’est donné ou que j’ai pris. Cette expérience m’a donné conscience que je suis l’actrice principale de ma vie, ce que je veux faire je peux le réaliser par la seule force de mon imagination et de la solidarité. On m’a prouvé que mes valeurs et ce pour quoi je me bats étaient et sont justes et que je ne dois jamais lâcher le combat. Comme dirait le directeur pédagogique de l’Institut de l’Engagement, Marc Germanangue :

« Vous êtes belles et beaux. »

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Pour vous parler du mieux possible de mon voyage en Tunisie, je vais procéder par étapes : jour par jour. Il n’y a que comme ça que je peux réussir à être fidèle, à relater les événements comme ils ont eu lieu.  De plus l’article recensant toutes les journées serait tellement long que j’ai décidé de le publier épisode par épisode. Il y aura ainsi 4 ou 5 articles.

Episode 1 : Arrivée à l’hôtel

Jour 1, 21 janvier 2018 :

Il est 13h30. Mon copain m’a accompagné à l’aéroport, parce que moi je suis une fille de la campagne qui n’a jamais pris l’avion vous voyez, donc devoir aller seule dans un grand aéroport de la capitale, ça me fout les chocottes. Mon chéri est au petit soin, il sait à quel point je stresse de prendre l’avion, il fait tout pour que ça aille bien. Il est même prêt à m’accompagner rejoindre les autres lauréats de l’IDE (Institut de l’Engagement) qui prennent le même avion que moi. Je décline l’offre, je préfère rencontrer les autres seule; m’obliger à faire des efforts ne me fera pas de mal. Je rejoins les lauréats, ils sont déjà nombreux, certains d’entre eux sont là depuis des heures. Ils ont déjà tous l’air de se connaître. Je me sens de trop, j’essaie tant bien que mal de rester souriante et de faire de mon mieux pour combattre ma timidité. Puis au fur et à mesure je commence à me sentir de plus en plus à l’aise. C’est l’heure de nous enregistrer, on y va tous ensemble. Il y a une bonne dynamique de groupe. Des liens commencent déjà à se tisser. Puis vient l’heure d’aller en salle d’embarquement, on chope ce qu’il nous reste de bagages à main et on y va. L’attente est longue, le stress monte : je vais prendre l’avion pour la première fois. Je suis même la première de ma famille à prendre l’avion. J’espère que tout se passera bien. Le temps passe, l’avion aurait déjà dû décoller, mais nous sommes toujours en salle d’embarquement. Une demie heure de retard, on me dit que c’est normal, que la compagnie qu’on prend a toujours du retard. C’est bon, enfin, on part prendre l’avion, on s’entasse dans des bus et on grimpe enfin les dernières marches qui nous séparent de l’oiseau de fer. J’ai eu le temps d’envoyer un dernier message à ma maman avant le décollage. Elle me répond par des mots qu’elle ne m’avait jamais dit, je sens qu’elle est bien plus angoissée que moi. J’espère que tout se passera bien. On s’installe. Comme je m’en doutais, les ceintures sont trop petites pour moi, je demande à l’hôtesse de l’air de m’apporter une extension. L’extension ne correspond pas à la ceinture du siège, je ne peux pas l’installer. Après avoir embêté l’hôtesse de l’air une troisième fois elle me regarde en faisant le signe de ne rien dire avec son doigt. Elle me dit que ce n’est pas grave, que je dois cacher ma taille pour ne pas montrer aux autres que je ne suis pas attachée. Pour ma première fois, c’est pas vraiment rassurant. Mais les deux personnes à côté de moi sont adorables : Lili et Kévin. Ils me disent tous les deux qu’en cas de problème ils me tiendront, ça me fait rire. On décolle, j’ai tout prévu : paquet de chewing gum, occupations pour le vol. Tout le monde me taxe de la gomme à mâcher et on s’apprête à décoller. Je me colle au fond de mon siège et je commence des exercices de respiration. Tout va bien, c’est fini, on a maintenant atteint la vitesse de croisière. Finalement c’est pas si terrible que ça. Le trajet se passe plutôt bien, j’ai un voisin très bavard avec qui je discute bien, le temps passe vite. On est au dessus des nuages, c’est féerique, dommage que je sois au milieu de l’avion.

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Coucher de Soleil, au dessus des nuages.

Le soleil se couche, les nuages sont teintés d’une jolie couleur orange, je demande à une autre lauréate si elle peut me prendre une vidéo. Tout à coup on sent des turbulences, au début c’est pas grand chose : quelques secousses. J’ai peur, mais je sais que ce n’est rien de grave. J’allume l’écran pour savoir où on en est dans le vol, il nous reste une demie heure. C’est bientôt fini. On est bientôt arrivé à Tunis. L’écran affiche la vitesse de l’avion, les kilomètres parcourus mais également l’altitude. D’un coup j’ai un haut le coeur, je sais qu’on passe dans un trou d’air. Je regarde l’écran : on a perdu 200 mètres d’altitude en l’espace de quelques secondes. Les larmes me montent au yeux, je suis au bord de la crise d’angoisse. J’essaie tant bien que mal de gérer mon stress, mon mal être, mais je pleure. Ma voisine s’occupe de moi du mieux qu’elle peut, mais son autre voisin est également en souffrance et il faut aussi qu’elle gère sa peur. On n’est pas très bien. J’ai des nausées qui arrivent. On a tous très hâte que l’avion atterrisse. Je sens que je vais rendre mon déjeuner, il faut vite que je respire de l’air frais. Finalement l’avion redescend sur terre. On est tous sains et saufs, plus de peur que de mal malgré la frayeur que nous a également faite l’hôtesse de l’air en disant à ses collègues : « on atterrira ou pas, in sh’Allah ». On sort enfin de l’avion, il y a énormément de vent, l’escalier n’est pas stable et on comprend donc le pourquoi du comment de toutes ces secousses. C’est l’heure de passer la douane. Les douaniers ne sont pas très à cheval sur les règles, pas comme en France. On passe les portiques avec nos affaires et nos sacs cabines sur le dos, suite à leur demande. Tant mieux ça prendra peu de temps. On doit maintenant tous récupérer nos bagages, on espère secrètement qu’aucun d’entre eux n’a été perdu. Tous temps cumulés, on a déjà maintenant une heure de retard. Il faut attendre que tous les lauréats arrivent au lieu de rendez-vous. On fait quelques échanges d’argent. On rejoint maintenant le car qui doit nous emmener à l’hôtel. On est tous rentrés dedans, on est épuisés de nos émotions. On a qu’une seule hâte c’est de pouvoir dormir. L’estomac retourné on aucune envie de manger. Le bus part une demie heure après que tout le monde soit là. On nous dit que les tunisiens ne sont pas pressés.

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L’hôtel, vu de face, au petit matin.

Finalement on arrive à l’hôtel avec deux heures de retard. On nous demande expressément de déposer nos bagages dans le hall et de courir au réfectoire. Après manger, on doit choisir nos chambres, j’ai rien compris au principe, je me mets avec deux filles, totalement au hasard. Notre chambre c’est la 131. C’est la dernière chambre, du dernier couloir du premier étage. La marche est longue jusque là bas avec nos bagages. Nous rentrons dans la chambre, je choisis le lit côté fenêtre, je me sentirais moins enfermée comme ça. C’est maintenant l’heure de la présentation de l’université d’intégration et du brise-glace. On rejoint tout le monde dans la salle de conférence. Il est déjà 22h30, nous sommes tous exténués et nous avons qu’une seule envie : retrouver nos chambres. Les responsables décident de faire leur speech le plus rapidement possible : ils ont pitié de nous et savent qu’on est crevé. Ils sont même prêts à annuler le brise-glace : ceux qui veulent partir peuvent partir. Je décide de rester. On fait quelques exercices, par exemple on doit se trouver 6 points communs avec un.e inconnu.e en moins d’une minute. C’est pas facile mais on y arrive : on part sur des banalités. Théo, que j’ai repéré comme étant le petit rigolo du groupe me lance « t’as une mère et un père ? moi aussi! Premier point commun! ». Il a raison et pourtant ça me fait rire. Après ce petit passage, je monte enfin me coucher. Le temps de prendre ma douche et de filer au lit, il est déjà une heure du matin. Et je ne présume pas que tous les soirs ce sera comme ça.

Voilà pour le premier jour de ce voyage. La suite au prochain épisode !

Vous pouvez trouver les épisodes déjà parus, ici :
Episode 2 : Carthage et danse
Episode 3 : Bardo, Médina et Institut Français
Episode 4 : On plante des arbres !

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3 commentaires sur “Mon voyage en Tunisie – Episode 1 : Arrivée à l’hôtel

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